Organisé en début d’année pour la première fois à Paris, le Salon de l’Escalade veut s'implanter durablement dans la capitale. Son organisateur, Eric Hatesse, annonce une deuxième édition parisienne “pleine de promesses” les 10 et 11 janvier 2026 avec quelques ajustements pour répondre aux besoins des exposants. La dynamique est bien lancée avec près de deux fois plus de réservations qu'à la même date l’an dernier. En 2025, vous avez délocalisé le salon de l’escalade à Paris. Pourquoi ce choix ? Notre arrivée à Paris était prévue, mais pas aussi rapidement. Les précédentes éditions à Lyon et Grenoble ont permis de tester différents paramètres. Suite à l’édition 2023, il est apparu assez clairement qu’il fallait changer la date (fin septembre) et le lieu. Nous ne nous étions pas complètement connectés à notre cible qui est principalement le néogrimpeur sur le B2C et sur le B2B un volet plus international. En allant à Paris, nous avons trouvé une fréquentation plus ciblée par rapport à ce dont ont besoin nos exposants. C’est un pari plutôt gagnant avec des allées pleines et beaucoup de personnes qui avaient besoin de se renseigner, d’acheter, de rencontrer, de comprendre. C’était un risque à prendre, mais cela s’est avéré payant avec plus de 6.200 visiteurs et 265 exposants. Quels sont les axes d’évolution ou d’amélioration pour l’édition 2026 ? Il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Pour les visiteurs, nous n’allons pas tout changer de manière radicale Nous voulons rester sur l’expérientiel, le spectaculaire, le festif. Cela se traduit par des animations, des contests, des conférences, des présentations de services et de produits. Notre objectif est surtout de continuer à mettre en place des fonctionnalités utiles à nos exposants. Nous essayons en permanence de nous creuser la tête pour voir ce que l’on peut ajouter. Par exemple, sur la question du recrutement, nous allons cette année apporter un nouvel espace associé composé d’une micro-scène pour des interventions express, des espaces de job-dating sur des mange-debout et des panneaux d’affichage. C’est dans cet objectif que j’ai décidé de densifier l’équipe avec l’arrivée d’une directrice de production. Margot Abou a pour rôle d’être aux petits soins pour les exposants, c’est-à-dire d’être leur interlocutrice directe, de répondre à tous leurs besoins, d’assurer un suivi. Quid de l’achat sur le salon ? Lors de la précédente édition, 60 % des visiteurs ont dit avoir fait des achats sur place. Les visiteurs sont là pour s’équiper, renouveler ou offrir des produits. Les représentants des marques sont là pour expliquer les atouts et les avantages de leurs produits ou leurs services que ce soit en B2B comme en B2C. Derrière, il y a la possibilité d’acheter au travers des magasins partenaires, au travers des détaillants, au travers des shops éphémères qui sont présents sur le salon. Au Vieux Campeur nous suit depuis le début. Il y a une vraie confiance de leur part. Je peux confirmer qu’ils reviennent en 2026 avec en plus un dispositif plus important encore. Côté B2B, des exposants clés comme Walltopia nous sont aussi fidèles. A la clôture d’une édition, ils me confirment à chaque fois leur participation pour l’année suivante. Sur l’escalade indoor, les derniers chiffres sont un peu moins bons. Est-ce un sujet qui vous inquiète ? J’essaie de suivre cela de près. Forcément, si tout le secteur était à la hausse, je serais plus serein. Maintenant, je pense que le salon a un rôle à jouer à la fois quand tout va bien, mais aussi quand il y a des périodes plus complexes sur lesquelles il faut plus se questionner. Il faut certainement revenir aux fondamentaux, c’est-à-dire s’adresser à ses utilisateurs finaux. Indépendamment de la santé économique du marché, aujourd’hui, je pense qu’on a su prouver qu’on était un rendez-vous important dans le calendrier. Le salon souhaite se positionner comme un accélérateur de la filière pour lancer une marque plus rapidement, trouver son marché, ses utilisateurs, tester ses idées, réadapter sa stratégie quand éventuellement on fait un peu fausse route. Qu’est-ce qui vous distingue des autres salons B2B ? Nous essayons de cultiver notre singularité et de rester fidèles à nos fondamentaux. Nous sommes un salon hybride avec du B2B et du B2C, un salon dans lequel il y a de l’indoor et de l’outdoor, un salon dans lequel il y a du professionnel et du loisir, un salon dans lequel il y a du privé, du public, de l’associatif... Nous restons fidèles à notre esprit de niche parce qu’on ne va pas sortir de l’escalade pour par exemple essayer d’adresser tous les secteurs de la montagne.. (yf) :: [ Le salon souhaite se positionner comme un accélérateur de la filière.